« A l’instar du Design Radical italien des années 1970, Moïse B. transgresse la conception du design traditionnel et propose un regard critique sur la face cachée des produits industriels. Ses associations d’objets énigmatiques attendrissent, font rire, provoquent, créent la polémique et proposent « des objets de débats ». Ses objets sont des propositions critiques d’interactions culturelles, humaines et sociales. Moïse B. force les limites et invite le design à se réinventer par une réflexion introspective.
Moïse B. n’est pas designer pour rien ! Ses objets ne sont pas à considérer selon une lecture fonctionnelle des usages et une esthétique conventionnelle du design, mais comme des narrations plastiques entre l’art et les sciences sociales, à la frontière du design et de l’art contemporain. »

« … L’OBJET INDUSTRIEL SERAIT MORT, … LES OBJETS APPARTIENNENT DÉJÀ À UN AUTRE ÂGE : À L’ÈRE POSTINDUSTRIELLE QUI EST LA NÔTRE, ILS SERAIENT EN VOIE D’EXTINCTION. AUSSI MOISE B. SONGE-IL À LA TRADUCTION : « INDUSTRIAL STILL LIFE » (NATURE MORTE INDUSTRIELLE).

SI L’OBJET INDUSTRIEL N’EST PAS TOUT A FAIT MORT, IL N’EN DEMEURE PAS MOINS QUE NOUS ASSISTONS À SON AGONIE : DU MOINS SURVIRAIT-IL À L’ÉPOQUE QUI L’A VU NAÎTRE. » Lire la suite

Jean-Charles Agboton-Jumeau – Critique d’art